Silences

•31/03/2017 • Deixe um comentário

 

Intrigué, je me suis levé pour regarder par la fenêtre, j’aperçus alors que tout était juste comme avant. Rien ne bougeait au cœur de la nuit. Le silence inerte de la noirceur parsemée parmi les lampadaires était un poème. Relié par des ruelles abandonnées et par les ombres des cimes plantureux de la fin d’été, le grand corps sombre et difforme était en paix avec le total manque de son. L’ensemble inaudible serpentait par les écarts étroits des bâtiments, traversait les rues et les parcs, se répandait par les quartiers et pénétrait les chambres dont les embrasures des fenêtres ouvertes devenaient des portes béantes.

Ma fenêtre, je ne la décrirais pas comme cela. Appuyé sur le rebord épais, les coudes bien racinés sur la planche, j’étais un rempart sur le chemin des doigts sombres du corps assourdi. Le silence résonant dans moi-même n’était pas comme le sien, mais, oui, un silence englouti, avalé et retenu par force dans le fond du gosier. Pourvu que les muscles, parfois désobéissants, réussissent à y retenir tout ce que voulait en sortir, ce duel muet perdurerait jusqu’à l’aube, où renaîtrait la vie journalière pour tout écraser comme d’habitude. J’étais – en tant que corps conscient – à la lisière, au milieu de cette bataille sans voix, recroquevillé dans ma tranchée. Au-dessus, le feu croisé de bâtons de pauses et de suites de seizièmes de soupirs frôlait ma chevelure brune encore à faire coiffer.

Le lit était là, laissé de côté par l’instant, trop confortable pour ce qui dont l’âme ne voulait pas laisser dormir. L’inquiétude de la journée résonnait encore dans mes entrailles, et les échos des voix que viennent de toutes directions dans le tram, dans la rue, dans le bureau, racontaient encore des histoires. Les pensées s’y emmêlaient, les choses à dire, plaintes et compliments, les conseils, les cris mentaux pour tout couvrir dans les moments les plus oppressants. La pression sur l’épiglotte montait à chaque instant et le corps vibrait d’inquiétude et les os de la tête émanaient un presque bourdonnement qui pourrait même être un soulagement dans la pleine nuit. Pourtant, qu’est-ce que pourraient faire les sons du passé face à la noirceur régnante?

Dehors, un vent calme frôlait les toitures uniformes en tuiles rondes qui dominaient le quartier d’une vitesse trop anodine pour donner l’espoir d’un siffle dans les espaces étroits. Dehors, en silence, l’infini se révélait parmi les nuages clairsemés sous forme d’étoiles lointaines et sans lueur d’un univers qui se déroulait derrière l’immense barrière sous vide. Dedans, le silence annonçait la tempête. Les synapses étaient un tonnerre roulant en permanence derrière le rassemblement soudain des nuages environnants. Au lieu de sons, des vagues de frissonnements parcourraient par-dessous ma peau et par le cœur des os de sorte à mélanger les pensées et les souvenirs, la mémoire musculaire et les sensations minutieuses révélées par les sens aiguisés.

L’inquiétude qui me poussait loin du confort de mon lit rendit mes forces de moins en moins faciles à contrôler. Les muscles commencèrent à ne pas réagir de façon immédiate et les yeux, valsant librement dans leurs orbites, cherchaient des détails aléatoires dans la noirceur. La respiration devint moins fréquente et l’air accumulé dans les poumons résonnait le frisson. Quand le rythme devint trop lent, le corps ne put pas résister. Un souffle solitaire échappa et, comme une fuite dans un barrage, ce petit écart déclencha un tourbillon immatériel. Tout ce qui eut été gardé trop longtemps enfonça le trou de serrure et força son chemin parmi les entrailles, montant vigoureusement par les voies aériennes. Le corps se préparait déjà et les mains saisirent la planche du rebord. L’air concentré traversa violemment la gorge, les cordes vocales et remplit rapidement les sinus e la bouche jusqu’au point où la pression était trop puissante pour les lèvres. Dans cet instant, l’envie de me débarrasser d’un poids auparavant englouti s’ajouta à la manque de forces pour le maintenir dedans et, dans un geste définitif, je laissai tomber :

« AAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAHHHHHH! »

Le silence des prochaines secondes était frissonnant. Un écho, maintenant inaudible, vibrait silencieusement l’air frais et les murs briqués des maisons de l’ancien quartier. Après quelques instants, la noirceur, reine de la nuit, fut avalée par une mer pointillée, comme si issue d’élégants coups de pinceau de Georges Seurat, qui réfléchissaient l’énergie laissée dans l’air, une énergie gardée trop longtemps.

Intrigué, tout le monde s’est levé pour regarder la fenêtre. On aperçut alors de petits carrés lumineux pontillant petit à petit la nuit comme une peste sur la peau sombre de la noirceur. Les yeux brillants des silhouettes aux fenêtres cherchaient aux alentours ce qui arrivait alors que la mer de lumière avalait toute sorte d’ombre encore existante. Le monde surveillait, les voisins se demandaient, leurs têtes hors des fenêtres alors que les chiens se recueillaient dans les ruelles pour reprendre le sommeil.

« Maudit chien » cria M. Legros, un vieillard, un peu sourd qui habitait quelques blocs d’ici. Je l’imaginai habillé dans un pyjama en secouant sa cane hors de la fenêtre en direction d’une ruelle aléatoire, la scène classique. « Ta gueule, M. Sénile! Ça fait longtemps que tu as perdu la boule, hein!» répondit le toujours délicat M. Ferrand, le boulanger qui n’aurait que quelques minutes de sommeil jusqu’à l’heure de sortir.

Les compliments suivirent, les bébés crièrent et la nuit fut ruinée jusqu’à ce que tout le monde laissa tombé et, retourna sur leurs lits, en sentant encore la vibration des particules, des molécules. Les essais de dormir, aussi insistants qu’infructueux, ne pourraient jamais vaincre tout ce que j’avais dedans, concentré dans un modeste pair de poumons.

La nuit fut ruinée, au moins pour eux. Un petit morceau de toile noire demeurait oublié par l’usuellement aisée main droite de Seurat, indifférente au chaos. Une fenêtre restait fermée. Là-dedans, la chambre était complètement sombre derrière les rideaux épais qui couvraient l’embrasure. Le corps était là. Mon corps était là, épuisé, confortablement étalé sur le couvre-lit, embrassé par le corps chaud d’un invité assez inattendu. En abandonnant sa grandeur, il se réduit pour se cacher avec moi, juste celui qui en tout vola. Ses bras épais enveloppaient mon lit et les doigts longs et sombres s’emmêlaient parmi les mèches et caressaient mes cheveux. La texture de la noirceur effleurait doucement ma peau et la douceur de son silence berçait mon âme dans un sommeil profond.

Je fus réveillé tard, par une déchirure de lumière qui eut échappé par l’étroit écart entre les deux feuilles du rideau. Intrigué, je me suis levé pour regarder par la fenêtre. J’aperçus alors que les gens passaient, les voisins tondaient le gazon de ses petits jardins et des chantiers du trottoir. Le facteur livrait quelques lettres au M. Legros, apparemment sans importance, vu sa réaction. En face, derrière le vitraux orné par des lettres agrémentées, M. Ferrand pétrissait la pâte pour un nouveau lot de baguettes, en regardant le vieillard.

J’étais seul dans ma chambre, avec mon lit dérangé. Ma cher ami était déjà parti. Ou pas. Peut-être qu’il est encore caché, ailleurs. Je ne savais pas qu’il était beaucoup plus proche que je n’eus imaginé.

« J’aime le silence. C’est là où il y a le plus de musique. On fait si tant de bruit pour ne pas supporter cette musicalité »
Daniel Franção STANCHI.

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Insone

•01/09/2014 • Deixe um comentário

Sempre os mesmos.

Os pensamentos voam na mente do insone, ricocheteando nos cantos, batendo na mobília, quebrando vasos, derrubando os quadros, tirando os tapetes do lugar. Tal qual a criança que cresce depressa e que não tem noção do próprio tamanho. Fazia tempo que a sala não ficava tão bagunçada. Fazia tempo que a cela não ficava tão bagunçada.
Do lado de fora, os olhos fechados não paravam no lugar, empurrando as pálpebras de um lado para o outro de modo que essas parecessem que pulsavam. Procuravam saídas, caminhos, alguma solução pra problemas que não paravam de surgir do lado de dentro. O corpo queria correr para onde os olhos apontavam mas o cansaço o prendia sob os cobertores.

Tamanha quantidade de informação consumia todo o poder de raciocínio, todo poder de reação, toda a inteligência e todos os sentidos. A pele ignorava o calor que vinha do corpo deitado ao lado. Tudo estava canalizado em desordem, em correr, quebrar, bater, derrubar, fugir.

Fugir.

A cela nunca foi tão apertada. Fora dela havia um labirinto de ruas e de prédios de uma cidade que nunca terminava. As ruas se entrelaçavam sob viadutos que se entrelaçavam por meio dos arranha-céus. Havia muito que correr.

E em meio a todo este caos o tempo passava noite a dentro. Os olhos não paravam de se debater até serem vencidos pelo cansaço. Os pensamentos, puxados pelos olhos, se tranquilizaram e deixaram a mobília em paz, mesmo que por um tempo. Eles deixaram de importar por hora. Mas não têm medo de serem esquecidos. Vão voltar em uma noite qualquer.

Afinal eles são sempre os mesmos…

 

LUMIERE

•06/12/2012 • Deixe um comentário

“O mundo impresso de luz
jamais para de crescer

Os reflexos dessa luz
jamais param no olhar

carregam o mundo pra junto da alma
(onde ele deve estar)

e o carregamos conosco.

O cotidiano se torna novo
A rotina se desfaz
As pequenas emoções multiplicam
Os muros simplesmente não existem
nesse mundo feito de luz”

________________________________

 

Fruto da excelente proposta do Cinema Com Rapadura, no cast dessa semana sobre o LINDO filme A Sociedade dos Poetas Mortos. Um bom retorno para esse blog que merece o subtítulo de meu depósito de idéias.

O escultor

•11/03/2011 • 1 Comentário

E a chuva de verão, mais uma vez, chega. E as gotas de água violentamente acertam os grandes vidros da janela da sala de estar. E de lá ele observa tudo. E a sua sombra fica nítida no chão de madeira clara cada vez que um raio aparece forte por entre as núvens.

Nas calçadas e nas praças, guarda-chuvas de todas as cores dominam a paisagem quando bate seis horas da tarde e as pessoas, apressadas, voltam para casa correndo. O trânsito pára e as ruas ficam superlotadas até o Sol se pôr. Então as pessoas somem das ruas, os carros andam tranquilamente, mas a chuva permanece a mesma. Um gato pingado aqui, outro acolá, e a Cidade dá seus ultimos suspiros de mais um dia . E sob a luz fraca e amarelada de um abajur alto, ele continua a olhar, mas já é hora de sair.

Sempre elegante, com seu terno preto impecável, sapatos igualmente pretos e uma camisa branca, ele pega as chaves da porta de casa em um pequeno móvel próximo à saída. Desce o elevador, pensativo, mal ligando para os seus reflexos, também pensativos. Ao sair, cumprimenta, simpático, o porteiro da noite e sai.

Ainda sobre o degrau que o separa da calçada e protegido da chuva por uma pequena saliência na fachada que emoldura o portal de entrada para o edifício, ele fica estático, vendo a chuva forte, rigorosamente vertical devido à falta de vento, cair a poucos centímetros de seu rosto. Ouvia atentamente o barulho forte do impacto das gotas grandes com o piso duro da calçada. Ao dar o primeiro passo para dentro fora do abrigo a chuva balbuceou e recuou e a pés enxutos ele atravessou a rua e seguiu seu caminho em diração ao centro da cidade.

As pessoas cabisbaixas em baixo de seus guarda-chuvas mal percebiam sua passagem enquanto ele avançava pelas avenidas largas da cidade, ou pela sua completa preocupação com seus próprios problemas, ou pela pura e simples alienação, ou pelo fato de o breu de suas vestes se misturasse tão bem às sombras em uma quase-noite sem estrelas (que raramente apareciam). Seu terno não chegava a ser totalmente preto, mas de um tom bem próximo de cinza escuro, caprichosamente estampado com linhas verticais bem finas. Seus sapatos, estes sim eram pretos, cuidadosamente engraxados, brilhantes, com um pequeno salto de madeira, que dava toda a elegância para o par de peças. Seus olhos pareciam bastante interessados nos detalhes de cada edifício que passava ao seu lado, como se, de tanto olhar, já conhecesse cada um. De-fato os conhecia sim. Ele é do tipo detalhista.

Olhando com o seu característico cuidado para as fachadas à sua frente, encontra algo que nunca tinha visto antes. Era uma pequena casa de tijolos aparentes, com lindos detalhes em madeira esculpida. Tinham formas de flores das mais variadas, obviamente um trabalho de um habilidoso escultor.

Cansado do suspense gerado pelos detalhes, deu um passo atrás, e logo depois mais um.

No final do segundo passo, ergueu os olhos para ver o todo, pela primeira vez, e viu que não era uma casa, mais sim uma pequena loja. Uma vitrine, de vidro emoldurado pela madeira elegantemente talhada. Sobre a porta, e munido de detalhes que condiziam com o resto, havia uma pequena placa perpendicular à parede, daquelas presas com pequenas correntes a um suporte metálico que a fixava na parede de tijolos (o suporte metálico era igualmente rebuscado).

A loja ainda estava aberta, sua porta iluminada pela luz amarela de uma lâmpada de sódio de um dos postes, então sem exitar, ele entrou na loja e já ouviu um pequeno sino que o entregava. Tantos detalhes novos o intrigavam enquanto ele observava minunciosamente o ambiente mergulhado em penumbra.

O silêncio foi quebrado apenas quando um jovem rapaz saiu de uma porta. Usava roupas simples, de trabalho, e em uma das mão tinha um pequeno cinzel e na outra um objeto que não era possível ser decifrado ainda nem por ele próprio. Ao acender a luz tudo se revelou. Estava cercado por pequenas estatuetas de madeira esculpida e pintada a mão. Haviam estatuetas de pessoas, de lugares, réplicas de prédios da Cidade.

“O que deseja, senhor” – Perguntou o homem?

“Apenas fiquei interessado na riqueza de detalhes! Foi você que os fez? – Pergunta o visitante enquanto passa os olhos por todas as pequenas obras enquanto o jovem acenava afirmativamente com a cabeça.

O visitante estava, como criança, encantado com tantos bonecos de madeira recheados de expressões diferentes. Analisava inocentemente uma por uma. Até que uma chamou sua atenção . Era uma árvore esculpida com proeza. Era maior que as outras estátuas e a riqueza de detalhes tirou qualquer dúvida. Ele conhecia esta árvore, mas com toda a certeza. Havia um pequeno menino sentado sobre as suas raízes, parecia que esperava por alguém, olhando para o horizonte.

Vasculhando suas memórias longínquas, ele finalmente lembrou-se, virou-se para o jovem escultor:

Quando foi que você saiu?” – Perguntou?

O rapaz, abaixando os olhos, disse que não sabia do que ele estava falando. Sentou-se em sua pequena mesa e voltou a esculpir o pedaço de madeira que segurava.

Indignado o visitante puxa uma cadeira para próximo do escultor e, fazendo pressão para conseguir a resposta que esperava, perguntou novamente:

Quando foi que você saiu?”

Novamente ignorado pelo rapaz, ele subiu a voz e se aproximou cada vez mais do escultor. Perguntando mais e mais.

Quando foi que você saiu?”

“Como foi que você saiu?”

“Onde você viu a árvore da estatueta?”

“E, por Deus, POR QUÊ VOCÊ VOLTOU E SE ESCONDEU AQUI?!” Esta última já aos berros, se segurando para não dar um belo tapa na mesa de trabalho.

A última pergunta fez parar o que estava fazendo, segurando ambos, madeira e cinzel, com as mão trêmulas, e respirar fundo. Não sabia o que responder. Só conseguiu organizar simples frases:

“Como você sabe de isso?! Você andou me seguindo por aí?! Não fiz nada de errado!” – Respondeu com medo.

Nunca te segui e nunca quis te ameaçar! Só que conheço tudo nessa cidade! Cada mínimo detalhe! Sei muito bem o que eu fiz e o que não fui eu que fiz! E tenho certeza que esta árvore fica lá fora… Sobre a última colina, antes de chegar no mar.

Com estas palavras o jovem largou as ferramentas de trabalho no chão e pasmo olhava fixo para seu interlocutor. Não sabia, agora, nem o que pensar. “Como assim ‘eu que fiz’? E quem é ele?!” Pensava para si, sem chegar a conclusões concretas. Seria ele Deus, com seus muitos disfarces para testar nossa fé, ou mesmo vindo nos julgar. Não sabia de nada. Não sabia se era alguém a quem ele deveria temer. Não sabia se deveria contar tudo, ou mentir e inventar algo mirabolante, mas nada lhe ocorria. Estava com o coração se apertando dentro do peito e com os nervos a flor da pele e, mas, mesmo assim demorou a ceder ao olhar frio e profundo que o encarava estático.

Por algum motivo, esta resistência toda só fazia o ‘criador’ querer mais e mais as respostas. Tinha esperança que fosse uma pessoa forte, uma pessoa que  poderia fazer alguma coisa. E isso tornava o seu olhar, a cada momento, mais faminto pela resposta. O olhava mais firme. Como um olhar de pai, que sabe que o filho está escondendo algo.

Ficaram os dois se encarando por minutos a fio, se piscar ou pestanejar. Sem mover um músculo sequer. Mas no final, o medo venceu.
“Não sei de nada, tudo isso foi só um sonho” – O rapaz não sabia mentir. Mesmo – “Nunca saí destas ruas, deste bairro, não sei de mais nada”

Realmente não convencido com o que o rapaz contou, o homem continuou com seu olhar fulminante direcionado para os olhos agora fracos do rapaz. Ele precisava de alguma pista, algum sinal, qualquer coisa. Menos uma mentira tão mal contada. Mas sentia que a fraqueza ia tomando os olhos do jovem escultor. Os seus olhos tremiam, e marejavam. Ele piscava com força. Foi apenas uma questão de tempo até que, depois de muita relutância, uma pequena lágrima escorreu pelo rosto do rapaz. Era tudo que o seu observador precisava.

Foi o mar, não? Ou a imensidão do mundo? Por que ficou com tanto medo?” – Havia achado a ferida aberta.

“Enquanto não tiver nada, não vou ter nada a perder.
Enquanto não sonhar ou tentar alguma coisa diferente, eu serei imune à decepção.
Eu só quero ser feliz aqui, com minhas estátuas, com o mundo que EU posso criar
. Jamais seria livre sem isso

O ouvir estas palavras e espantado com tamanha pequenês de espírito, o Arquiteto se levantou e sem dizer uma palavra sequer virou-se e foi embora, mal se preocupando com a chuva que ainda caía  forte, sempre a poucos centímetros de seu rosto.

Seguia escondido na penumbra da noite, sempre em frente, se perguntando tanta coisa. Tentando juntar os pontos. Já a três quadras adiante, uma explosão e uma luz forte voltaram, novamente, sua atenção para trás. Ao virar, um carro preto, daqueles sedãs grandes, passa correndo fugindo da polícia. Ao se virar novamente, viu o fogo consumir completamente a pequena loja do escultor.

Com uma frieza assombrosa, fecha os olhos com pesar, vira para um muro de concreto, entra em uma porta que não estava lá e desaparece. Finalmente tinha alguma coisa para pensar.

A contadora de histórias

•04/03/2011 • 1 Comentário

Em muitos lugares vem se espalhando boatos sobre uma contadora de histórias. Em todo canto da Cidade é fácil de perceber os sinais. As pessoas pessoas se agitam com qualquer novidade sobre ela – na verdade, qualquer notícia sobre alguém que diz ser de ‘fora’ ja era tratada com uma certa dose de suspense e depois eram todas desmentidas.

Segundo a boca do povo, a tal ‘contadora de histórias’ gostava de ser discreta, mesmo que suas histórias não o fossem e denunciassem algo de novo no ar. Ela sempre aparecia nos locais mais improváveis. Uma das suas primeiras ‘aparições’ foi num pátio de escola, contando histórias para as crianças no intervalo de suas aulas. Sempre aparecia nas praças, contando histórias para alguma pessoa sortuda que estivesse sentada ao seu lado em um dos bancos. E de ouvinte em ouvinte, suas histórias eram espalhadas, mudadas – como geralmente acontece com as boas histórias. Lugares distantes, lugares ao sul, os causos que acontecia em casa, seus ‘bichinhos’ de estimação. Tudo virava boas histórias. De onde ela dizia que vinha havia uma grande floresta, pássaros brincavam na janela de seu quarto. Hora ou outro um símio dava as caras por lá, apanhava algo próximo à janela, como uma pena, e fazia charme para conseguir uma boa barganha , talvez conseguisse um belo pedaço de bolo ou torta.

Em um dos últimos dias do verão, mas com uma bela pitada de outono, tudo parecia normal. Era quase meio dia e em suas salas de aula as crianças ja guardavam seu material em suas mochilas e ansiosamente olhavam para os relógios – presentes em todas as salas de aula, sobre o quadro negro. Quando todos os ponteiros se juntaram foi a correria de sempre. O sinal tocava alto e as crianças saíam de suas salas e iam correndo para fora. Uma destas crianças era Pedro. Ele corria rápido para casa, não se distraia com nada, nem com ninguém. No caminho de casa, passando por uma das ruas que ladeia a Praça do Pinheiro, ele percebeu um detalhe que não pode deixar de parar e tentar entender.

Em meio à multidão, que passava se empurrando na larga calçada, havia uma mesa, com uma pessoa sentada, expressivamente alheia a tudo que estava acontecendo. Parecia estar feliz enquanto olhava para algo na mesa, que emitia um certo brilho em seu rosto. A luz que vinha deste objeto era inconstante e em cada momento de fulgor maior, o sorriso da pessoa se tornava mais brilhante.

Pedro parou e ficou igualmente alheio à multidão. Depois de espiar por um tempo, criou coragem e decidiu chegar perto. Olhando com mais atenção, distinguiu os traços femininos do rosto iluminado. Seus olhos brilhavam com a luz trêmula que vinha do centro da mesa. O corpo dela bloqueava a visão do menino, que esticava o pescoço para tentar descobrir de onde vinha este lindo brilho. Olhou as roupas diferentes que ela usava. Uma capa bege, meio desbotada cobria parte de seu corpo, mas ela possível ver uma faixa de cetim preto em sua cintura e seus cabelos bem compridos. Brincos de argola com pedras amarelas com belos rajados marrons, que combinavam com seu cabelo. Na faixa de cetim estava presa uma pequena bolsa de pano, fechada com uma corda delicada e uma pena.

Sua aparência intrigava o menino em cada detalhe. Ele começou a imaginar que poderia ser a tal contadora de histórias. “Por que não?” – pensava ele, enquanto chegava perigosamente próximo a mulher, que, com qualquer movimento brusco, notaria sua presença. Ele controlava a respiração cada vez mais, chegando a prender totalmente, quando chegou a um metro e meio dela. Agora navegando em sua imaginação, ele já conseguia se ver sentado naquela mesa, olhando para aquela luz trêmula, talvez proveniente de um artefato adquirido em alguma de suas viagens, enquanto ouvia uma deliciosa história sobre algum lugar longínquo. E quando se deu por si, a luz no centro da mesa oscilou forte e se apagou. A mulher levantou da mesa e desapareceu no meio da multidão.

O menino ficou sem ação. Como perdera esta chance! Ele olhava atento para tentar achá-la e sair correndo em meio a multidão. Mas não conseguiu achar um traço sequer.

Voltou, então, o olhar para a mesa. Nela havia um prato simples de vidro, com um pedaço de bolo de cenoura com uma apetitosa e farta cobertura de chocolate. Sobre o pedaço de bolo, se mantinha em pé uma pequena vela apagada. Sem entender muito bem, e com um sentimento amargo de desilusão, Pedro virou-se e continuou seu caminho para casa.

Seria, afinal, verdadeiros estes boatos sobre a tal mulher. Será que realmente existia uma Contadora de Hisórias? E se existia, teria ela viajado por vários cantos do ‘lado de fora’?

Quem sabe?

Mas é bom demais acreditar que sim. Isso diminui um pouco a imensidão e a onipotência da Cidade. Nos faz sonhar em lugares maravilhosos e até então impossíveis em nossas pequeninas mentes. Dentro da imensidão dela, teria espaço para todas estas histórias tomarem forma e, quem sabe um dia, nos tornemos contadores de histórias.  Mesmo com tanto minstério e com tudo o que vejo acontecer nesta Cidade, ainda teimo em acreditar que sim. Em algum lugar está a tal contadora de histórias. Talvez existam mais de uma. Mas o que importa é que eu acredito.

 

PS – Parabéns Cinthia! Muitas histórias ainda estão por vir!

Encontros

•01/11/2010 • Deixe um comentário

Tempos loucos
Tempos de guerra

Lutando contra si mesmo
Sua armadura de alegrias
É tudo o que tem.
Memórias são as únicas armas contra a solidão.

Ate a hora do encontro cada passo se torna infinito
Cada historia se torna mito
Cada sussurro de nossas mentes é um grito de liberdade.
Um grito mudo…
Um grito mudo dentro do universo de ideias que nos deixam cativos
Mas um grito que nos torna vivos.

Abraça meus gritos e eu abraço teus medos.
Abraça me agora
E, em silencio, teus olhos me contam historias aos meus.
E os meus se entregam, inteiros, a versos sem rimas
Que soam leves e ganham forma na minha pele.
Formam poemas. Imagens. Desenhos que se entrelaçam como as nossas almas.
Dançando lentamente sem musica
Dançando lentamente sobre os cacos de corações partidos,
Nossos corações que foram partidos.
E que a casa passo de almas livres ficam para trás…

E assim, como versos tortos em linhas retas,
Estamos novamente abraçados
Nossas armas e armaduras jogadas na grama molhada
Enferrujadas. Consumadas.
Nossas almas encharcadas se tocam como nossos corpos.

E assim a vida nos conta as nossas historias..
Pequenas alegrias são como pequenas flores que encontramos em nossas mãos quando acordamos.
Pequenas alegrias são acreditar por um segundo que elas foram entregues em um sonho, por aquela pessoa que amamos.
Pequenas alegrias…
Como sair correndo na chuva.
Como te abraçar na chuva.
Passar frio juntos na beira do mar..

Em um dado momento o Sol atravessa as cortinas e começa a incomodar meus olhos
Acordo e tento me ajustar à realidade. À esta realidade fugaz que sempre parece estar no  limite de sua existência.
Os olhos ainda falham, mas não tardo a ver em minhas mãos um borrão vermelho. Não tardo a sentir o perfume.
E por um segundo… Tudo isso se tornou vivo, presente. Tão real quanto a rosa nas minhas mãos.
E nada seria tão real…
E nada será.
Minha pele está em branco.
Minha armadura é feita de pequenas alegrias.
E esta rosa…
É meu caminho de volta para a realidade. Para me perder em olhos maravilhosos e nas suas histórias.
Nada será tão real. Até a hora do encontro. Onde trocaremos nossas rosas já velhas e secas. E toda a história vai se repetir… Afinal fomos feitos para as histórias e para as rosas. Para os encontros, para a ‘realidade’.

Mar…

•27/08/2010 • Deixe um comentário

O sol insiste em brilhar forte. Já são dias sem trégua. Os raios de luz trazem um brilho como que poético nas escassas gotas de água que caem do pequeno cantil de couro na boca das crianças. Suas sombras são seu único abrigo enquanto os passos não os levam a lugar nenhum.

Muitos passos haviam atrás deles, muitos deles já escondidos pelo tempo. Tempo que a cada dia se tornava mais mole. O tempo se dilatava livremente diante dos seus olhos. Os dias eram eternos. E por mais longas que fossem as noites, elas nunca eram o suficiente. Parecia que o tempo escorria por entre os seus dedos e tudo o que havia para trás não existia mais. Nem o menos vestígio.

Tudo era um deserto. O céu era um deserto. O mar era um deserto. A água salgada tornava tudo mais seco.

Davi, sem muitas esperanças olhava para os seus mapas. Mas o mar era sempre um mistério e os levava para direções que não se podiam medir. O mar gosta de pregar estas peças. Seu temperamento era muito como o da Cidade. Mas havia muito mais no mar, uma sutilidade, um encanto, uma ‘malícia’ que a Cidade jamais teria. E invejava. Suas ilusões grosseiras eram movidas por uma fome de sempre ser maior. Movidas pelo sentimento de ter sido abandonada por seu criador. Sua única saída era se alimentar dos medos dos homens. Crescer nos medos dos homens. Lá ela poderia ser infinita… Infinita como o mar. Como o mar realmente é. Por sua natureza.

Só havia uma pessoa que entende o mar. Ele o criou exatamente assim. É sua obra prima. Só o céu pode se comparar ao mar.

E, com suas lábias e suas malícias, com suas mentiras e suas verdades, o mar continuava levando o pequeno barco. O jovem Davi segurava o timão com todas as suas forças, lutando incansávelmente contra o mar. Ele sabia, e sempre fazia questão de repetir para todos no barco, que tudo que o mar queria era enganá-lo. Que o mar queria que eles ficassem para sempre nele, perdidos.

Mais um dia se acabava e uma névoa espessa cobria tudo. E, como todas as noites. Davi baixou a vela, fechou todas as aberturas e ja estava pronto para entrar e dormir um pouco. Descansar para mais um duelo ingrato contra o mar.

A luz já havia afundado na névoa e a escuridão era quase dominante no olhar frustrado de Davi quando ouviram-se passos no convés.

“Vai dormir Davi. Deixa que eu termino as coisas por aqui. Queria ter um tempo a sós com o mar.”

Arthur reclinou-se sobre o guarda-corpo que delimitava a área do timoneiro. Era de metal. Bastante brilhante durante o dia. Davi estranhou sua presença lá, pois já há alguns dias ele estava ‘preso’ no seu quarto. Sozinho. Somente com seu diário de viagem.

Incrédulo, Davi respeitou o pedido do senhor e foi para seu quarto. Precisava mesmo de um descanso. Parecia que o mar estava mais pesado aquele dia. E a escassez de água potável já era muito sentida. Arthur segurou o leme logo que ele foi solto pelo jovem. Ele segurava firme, enquanto Davi descia pelo convés e fechava a porta da parte interna do barco.

Ao ouvir a porta se fechar, Arthur imediatamente soltou o leme e desceu para o convés inferior. Próximo à borda ele se sentou e olhou fixamente para o mar. Ficou por alguns minutos apenas olhando. Sem severidade, sem malevolência. Apenas olhava, tentando entender um pouco dos seus mistérios.

Depois de cansar um pouco, ele subiu de volta para o local do timoneiro. Lá havia um pequeno banco estofado. Ele deitou-se lá e olhou para o alto, para a névoa.

Logo a luz de uma pequenina estrela conseguiu transpor a névoa e chegou aos olhos de Arthur. Depois vieram outras. O céu se iluminava, e a névoa com ele. Ele estava maravilhado com a resposta do mar. Com esta visão ele adormeceu.

Em seus sonhos o barco chegou a uma pequena ilha durante a noite. Com uma pequena lanterna, Arthur desceu do barco e foi andando pelas areias grossas da pequena praia. Pouco a pouco as estrelas apareciam em meio à neblina e Arthur percebeu como era pequena a ilha. Além da pequena praia, onde estava o barco, havia apenas uma grande pedra no centro e, construído nela, um grande farol desativado.

Curioso Arthur subiu pelas pedras até chegar à porta do farol. Entrou e chegou em uma grande escada que subia para a escuridão. No alto havia apenas uma porta, sem nenhuma indicação, nem nome, nem nada. Ao lado dela havia um grande disjuntor empoeirado, com uma caprichosa teia de aranha entre ele e a parede.

Ele, depois de muita hesitação baixou o disjuntor e um barulho forte ecoou porta adentro. Assustado ele desceu correndo as escadas. Saiu do farol e correu pedra abaixo. Olhou hesitante para trás e viu um facho forte de luz saíndo do topo do farol e adensado pela névoa. Diferentemente de um farol ‘normal’, sua luz permanecia estática. A visão desta luz indo para o infinito o deixou muito impressionado com tudo o que havia visto.

E em um instante tudo sumiu.

Ele acordava jogado no convés e antes de fazer qualquer esforço para se erguer, ele abriu bem os olhos e não podia acreditar no que estava vendo. Um facho de luz que ia até o infinito. Na extremidade visível estava um grande farol, construído sobre uma pedra em uma pequena ilha.

Não se demorou muito admirando e logo virou o barco para a direção da luz. E seguiu viagem.

Quando o sol nasceu, Davi subiu de volta para o convés e sem entender muito o que estava acontecendo. Aproveitou a prontidão de Arthur ao segurar o leme e deixou que ele continuasse o serviço. A noite havia sido longa e cansativa. Um longo pesadelo, com ondas cada vez maiores e mais fortes e heroicamente ele seguia pilotando o barco, enquanto suas forças permitiam, por através das ondas. Ele mal queria saber de mar, muito menos de pilotar. Logo em seguida, desceu de volta para seu quarto.

Ao ouvir a porta fechar, Arthur soltou o leme e foi até a beira do barco e olhou para o mar. Risonho.

“Realmente você é tudo o que dizem, nem  mesmo o arquiteto entenderia.”

 
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